TLW - LORE

Chapitre 1

Patient zéro

Dans les profondeurs secrètes d’un complexe militaro-gouvernemental, là où les murs épais étouffaient les cris de la raison, naquit un projet aussi ambitieux que funeste. Sous le nom de code Éradication, une équipe de scientifiques, aveuglée par l’orgueil de la connaissance, avait synthétisé un virus révolutionnaire : une arme biologique conçue pour purger l’humanité de ses maux les plus insidieux — les maladies mentales. Les essais en laboratoire avaient été couronnés de succès, promettant un avenir où la folie ne serait plus qu’un lointain souvenir. Mais l’Hubris des hommes ne connaît pas de limites.

23h47

Une faille dans le système de confinement, causée par une négligence ou un acte de sabotage jamais élucidé, libéra le pathogène dans l’atmosphère. En moins de vingt-quatre heures, ce qui devait être le salut de l’humanité se transforma en son arrêt de mort. Le virus, baptisé Nécro-X par les survivants, ne se contenta pas de tuer. Il réécrivit les lois mêmes de la vie, réduisant ses victimes à l’état de prédateurs assoiffés de chair, dépourvus de toute trace d’humanité. Les rues, autrefois bruissantes de vie, devinrent des champs de carnage. Les gouvernements s’effondrèrent comme des châteaux de cartes sous le poids du chaos. Les survivants, traqués, se terrèrent dans l’ombre, réalisant trop tard que le monde qu’ils connaissaient avait ce soir-là basculé dans les ténèbres… pour toujours.

Chapitre 2

L'Éveil des Monstres Pâles

A l’aube d’un jour qui ne se lèverait plus jamais, le virus Nécro-X acheva sa mutation. Il ne se contenta pas de moissonner des vies — il réinventa la mort elle-même.
Comme un feu dévorant une forêt sèche, il se propagea à travers les villes, les villages, les campagnes, transformant chaque être infecté en une abomination pâle, une parodie de l’humanité.

Les premiers symptômes furent des frissons, des hallucinations, puis une douleur insoutenable, comme si chaque cellule du corps se rebellait contre son hôte. En moins d’une heure, les veines noircissaient, la peau blêmissait, et les yeux, autrefois pleins de vie, se changeaient en abîmes vides. Les souvenirs s’effacèrent. Les émotions s’éteignirent. Les corps, désormais mus par une faim primitive, se mirent en chasse.

Les Monstres Pâles étaient nés, aussi appelé : Les Pâles.

Ils erraient en hordes, assoiffés non pas de vie, mais de chair. Leur existence se résumait à une quête sans fin. “Traquer, déchirer, dévorer, tels étaient leurs quêtes.”

Les rues, les maisons, les hôpitaux — tous les lieux autrefois sanctuaires devinrent des pièges mortels. Les survivants, terrifiés, comprirent trop tard que le monde qu’ils connaissaient avait disparu. L’ère des Pâles avait commencé. Et dans cette nouvelle réalité, une seule loi régnait : tuer ou être tué.

Chapitre 3

La Chute des Nations

Les premières vagues d’infectés frappèrent comme un ouragan. Les armées, malgré leurs blindages et leurs armes, ne purent rien contre une menace qui ne mourrait pas, ne reculerait pas, ne négocierait pas. Les lignes de front s’effritèrent en quelques heures, submergées par des hordes de Pâles avides, indifférentes aux balles, aux bombes, aux supplications. Les gouvernements, aveugles et désorganisés, tentèrent de réagir : couvre-feux, quarantaines, bombardements de zones contaminées… Mais chaque mesure ne fit qu’accélérer l’effondrement.

En une semaine, les capitales tombèrent. New York, Paris, Tokyo… Les gratte-ciels, symboles de la puissance humaine, devinrent des tombeaux de béton et d’acier. Les rues, jadis gorgées de vie, se transformèrent en champs de bataille où les survivants se battaient non seulement contre les Pâles, mais aussi entre eux, pour un morceau de pain, un litre d’eau, une arme. Les banques s’effondrèrent. Les communications s’éteignirent. Les frontières, autrefois gardées par des soldats, ne furent plus que des lignes imaginaires sur une carte sans valeur.

En un mois, le monde cessa d’exister.

Les nations n’étaient plus. Les lois n’étaient plus. Il ne restait que des poches de résistance désespérée, des groupes de survivants errant dans les ruines d’une civilisation disparue. L’humanité était devenue une espèce en voie d’extinction. Et dans ce chaos, une question obsédante résonnait : Qui, ou quoi, allait hérité de cette Terre ?